Suivez la Sunnah du Messager d’Allah en propageant l’utilisation de la Kunya !!!

As-Salâmu ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh. Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm. Louange à Allah le Seigneur de l’Univers ! Que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des premières et des dernières générations, notre maître et notre Prophète Mouhammad, ainsi que sur sa famille, ses Compagnons, et tous ceux qui suivent leur voie et qui s’accrochent à leur tradition jusqu’au Jour du Jugement Dernier ! Par le biais de cet article ci-dessous je vous fait partager l’explication et la description de ce qu’est une kounya. Cet article est en majeure partie issue du Sharh Sounnan Abu Dawud de Shaykh Abdu-l-Mouhsîn Al ’Abbad et de du Sharh Sahih Al Boukhari de Shaykh Abdu-l-3Azziz Ar-Rajihi.

En effet de nos jours les musulmans surtout vivant dans les pays occidentaux et dans les pays du Maghrib ont perdu l’utilisation de cette Sunnah pourtant très bénéfique et pratiquée à l’époque du Messager d’Allah (Sallallahou 3alayhi wa salam) et toute les époques. D’ailleurs cette Sunnah est toujours très présente dans les pays du Moyen-Orient. L’une des cause de se délaissement est que peu de frères et sœurs connaissent cette Sunnah et peu aussi l’enseignent et l’expliquent. Il est donc important pour ceux qui ne connaissent pas cette Sunnah ou même ceux qui la connaissent mais qui pensaient que seuls ceux qui ont un fils ou une fille avaient le droit d’en porter une et bien je leur recommande fortement de lire l’explication ci-dessous.

Il ne faut pas oublier que celui qui faire revivre une Sunnah délaissé et que des gens le suivent la dedans et bien il aura une énorme récompense à ce sujet le Messager d’Allah (Sallallahou 3alayhi wa salam) a dit :« Celui qui apporte une bonne tradition (Sonnah Hassana) en Islam en aura sa récompense et la récompense de celui qui la met en pratique après lui, sans qu’aucun ne soit lésé dans sa récompense. Et celui qui apporte une mauvaise tradition (Sounna Sayi-a) en portera le fardeau et celui de ceux qui la mettent en pratique après lui, sans qu’aucun d’eux ne soient déchargés de leur fardeau » (Rapporté par Mouslim dans son Sahih (chapitre de la Zakat))

La kunya est un surnom composé de deux parties comme suit :
Abou + prénom ou qualificatif pour un homme,
Oum + prénom ou qualificatif pour une femme
Où Abou signifie « père de » et Oum « mère de ». En général, le prénom fait référence au fils aîné de la personne. Par exemple, si AbdAllah a un fils nommé Mohammad, sa kunya sera Abou Mohammad.

L’usage de la kunya est ancien chez les Arabes et il a été approuvé et encouragé dans l’islam. La kunya fut employée par le Prophète , les compagnons et les musulmans pieux. Son utilisation est une forme de respect et d’estime, un titre honorifique. La kunya fait donc partie des bonnes manières islamiques dans nos relations avec les autres.

Dans les cas où la personne n’a pas de garçon ou pas d’enfants du tout, elle peut prendre une kunya de son choix. Le terme qui suit Abou peut alors être soit un prénom quelconque, soit une spécification. En effet, la sounnah consiste à prendre une kunya même si l’on n’a pas d’enfant, à plusieurs reprises, le Prophète a attribué une kunya à des personnes qui n’en avaient pas. Par exemple, Aicha (qu’Allah l’agrée) reçut sa kunya du Prophète , comme l’indique le hadith :

Aicha rapporte qu’elle a dit au messager d’Allah : ‘Ô Messager d’Allah ! Toutes tes femmes possèdent une kunya exceptée moi.’ Le messager d’Allah répondit : ‘Tu es Oum ’Abdillah.’ [1]

Ali (Qu’Allah l’agrée) s’est vu donné le surnom d’Abou Tourab par le Prophète pour l’avoir vu couvert de sable (en arabe, tourab signifie terre, poussière). Abou Hourayra reçut son surnom du Prophète parce qu’il portait souvent une chatte (en arabe, hourayra signifie petite chatte). On voit ici qu’il n’y a pas de référence à une personne mais à un évènement ou une habitude. La kunya peut donc également décrire une qualité de la personne. Même un petit enfant peut avoir une kunya. En effet, le hadith suivant le montre :

Anas rapporte : ‘J’avais un petit frère ayant comme kunya Abu Oumayr. Il possédait un petit oiseau avec lequel il jouait. Puis cet oiseau mourut, lorsque le messager d’Allah se présenta chez nous et qu’il constata la tristesse de l’enfant. Il demanda qu’a-t-il ? On lui a dit il est triste car son oiseau est mort. Le messager lui a donc dit : ‘Ô Abou Oumayr qu’a fait ton oiseau ?’ [2] Oumayr signifie en arabe petit Omar.

Cependant, il y a une kunya qu’il est interdit d’utiliser à savoir celle du Prophète : Abou Al Qasim. Il ne faut donc pas nommer son premier garçon Qasim, afin que les gens n’appelle pas le père par la kunya du Prophète . De nombreux hadiths l’expriment clairement dont les deux suivants :

Abou Hourayrah et ‘Anas (qu’Allah soit satisfait d’eux) rapportent que le Prophète a dit : « Portez mon nom mais n’utilisez pas ma kunya. » [3]

‘Abir bin ‘Abdillah (qu’Allah soit satisfait de lui) rapporte qu’un garçon d’un homme des Ansars était né, il l’appela Qasim. Les Ansars lui dirent : « Nous ne t’appelerons pas Abou Al Qasim et nous ne satisferons pas tes yeux avec ça. » Quand le Prophète apprit cela, il dit : « Les Ansars ont bien fait ! Portez mon nom, mais n’utilisez pas ma kunya. J’ai été fait Qasim – un distributeur – parce que je distribue et juge parmi vous. Portez donc mon nom mais n’utilisez pas ma kunya. » Le Prophète dit alors à l’homme : « Appelle ton fils Abdur-Rahman. » [4]

En conclusion, la kunya n’est pas obligatoire, il est préférable de l’utiliser car c’est une sounnah. Celui qui aime une personne, aime faire ce que celle-ci aime. En l’occurrence, si l’on aime le Prophète , on doit s’efforcer le plus possible de faire ce qu’il aime.

Sources : Sharh Sounnan Abu Dawud de Shaykh Abdu-l-Mouhsîn Al ’Abbad et Sharh Sahih Al Boukhari de Shaykh Abdu-l-3Azziz Ar-Rajihi

Notes concernant les ahadiths cités dans l’article :

[1] Jugé Authentique par Cheikh Al Albani dans As-Sahiha n°132
[2] Boukhari, Muslim, authentifié par Cheikh Al Abani Sunane Abu Dawud N° 4969
[3] Boukhari, Muslim
[4] Boukhari, Muslim