La sexualité et le préservatif dans l’Islam !! (mise à jour de l’article)

As-Salâmu ‘alaykoum wa rahmatoullahi wa barakatouh. Bismillâhi r-Rahmâni r-Rahîm. Louange à Allah, Seigneur de l’univers, que le Salut et les Prières d’Allah soient sur le maître des Messagers. Que les prières d’Allah et Son Salut soient sur Muhammad, ainsi que sur ses proches, et tous ses Compagnons. Voici un article très bénéfique publié par nos frères du site Manhaju-l-Haqq (Qu’Allah ta’ala les récompense de la meilleure des manières) concernant la séxualité et le préservatif dans islam. Il y a longtemps que je voulait vous faire profiter d’un article sur ce sujet mais celà m’était sortit de la tête. Mais Al-Hamdoulillah le voici en ligne. Voir la mise à jour de l’article plus bas dans l’article Inchaa Allah.

« L’Islâm, religion de pureté et de clarté, dit distinctement qu’il est permis au mari de pratiquer l’acte sexuel interrompu et d’utiliser même dans ce cas, un préservatif avec l’autorisation de l’épouse. Car la femme comme l’homme, a droit au plaisir et à l’enfant. Ceci se confirme dans un hadîth, d’après Djâbir Ibn Abdullâh (radhiallâhu 3anhu) qui a dit : « Nous pratiquions le rapport charnel interrompu du vivant du Messager d’Allâh (sallallahu 3alayhi wa sallam), et quand il a été mis au courant de cela, il ne nous l’a pas interdit » [1]

Le préservatif est permis selon l’avis majoritaire des savants, quand celui-ci bien évidemment, est utilisé dans un cadre légal. S’agissant du rapport charnel, l’éminent savant Ibn al-Qayyîm (rahimahullâh) a expliqué que l’enseignement du Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) le concernant est le plus parfait, car il en fait le moyen de préserver la santé, de se procurer du plaisir et d’atteindre les objectifs qu’il vise. A la base, le rapport charnel est destiné à réaliser trois objectifs :

– 1) Le premier qui est le maintien de la procréation, la sauvegarde de l’espèce humaine jusqu’au délai déterminé par Allâh pour la réunion de tous les genres d’espèce dans le monde.
– 2) Le deuxième est d’évacuer le sperme dont la conservation nuit à l’ensemble du corps.
– 3) Le troisième est de satisfaire un besoin, de se donner du plaisir et de jouir d’un bienfait. Seul ce dernier avantage, qui est de jouir d’un bienfait, existe au paradis où n’existe ni procréation ni conservation de sperme à évacuer.

Les médecins de référence pensent que l’acte sexuel est un des moyens de préservation de la santé. Galien [2] a dit : « Le feu et l’air prévalent sur l’essence de la semence. Son humeur est chaude et humide car elle est constituée de sang pur dont les organes originaux se nourissent. » Certains anciens prédécesseurs ont dit : « Il incombe à l’homme de s’engager à trois choses : ne point abandonner la purgation pour qu’il soit capable de l’accomplir si le besoin l’y incite un jour, ne point abandonner la nourriture car ses intestins s’en trouveront rétrécis, et ne point abandonner le rapport charnel car si le puits ne s’épuise pas, son eau se tarit. »

Et parmi les bienfaits du rapport charnel, il y a que cela conduit au contrôle du regard, à la maîtrise de soi, à la chasteté et à la réalisation de tout cela au profit de la femme. L’auteur du rapport charnel profite à lui-même ici-bas et dans l’au-delà et profite à sa compagne. C’est pourquoi le Prophète (sallallahu ‘alayhi wa sallam) se livrait à cet acte et l’aimait et disait : « Les choses d’ici-bas que j’aime le plus sont les femmes et les parfums » [3] [4]

Voici donc un résumé important et essentiel qui souligne son importance en Islâm.

Notes

[1] Rapporté par al-Bukhârî
[2] Claude GALIEN (Claudius Galenus) – 131-201 après J.C. Médecin et physiologiste grec, établi à Rome. Galien est après Hippocrate la plus grande figure de la médecine antique. Ses études anatomiques sur les animaux et ses observations sur les fonctions du corps humain dominèrent la théorie et la pratique médicale pendant quatorze siècles.
[3] Rapporté par an-Nassâ-î et Ahmad, et authentifié par SHeikh al-Albânî
[4] Kitâb « Zâd ul-Ma’âd fî hadî kheyr al-’Ibâd » de Ibn al-Qayyîm, p.683-684

Source : http://www.manhajulhaqq.com » Fin du citation du site Manhaju-l-Haqq.

Mise à jour de l’article : Préservatif permis mais déconseillé et réprouvé dont il ne faut pas abuser non plus, ni oublier les droits de la femme a avoir un enfant

J’ai décidé de faire cette mise à jour car beaucoup de frères et sœurs lisent cet article, beaucoup également prennent le jugement favorable du préservatif comme prétexte pour commettre des abus, je voudrais donc clarifier certaines choses et ajouter des informations afin que certains n’abusent pas de cette permission pour tomber dans la négligence d’un des objectifs de l’acte sexuel entre les mariés.

Il faut savoir que les savants ont permis le préservatif car celui-ci dans sa fonction est similaire au 3azl (coït intérrompu) qui consiste pour l’homme a se retirer avant l’éjaculation. De cela les savants ont tiré qu’il était permis d’utiliser le préservatif pour les même raisons. Néanmoins le Al-3Azl est une pratique bien que permises est réprouvée ou déconseillée et le préservatif subit également le même jugement.

En effet comme vous aller le voir dans la fatwa du Shaykh Al-Albaaniyy (Rahimahoullah) le Al-3Azl est considéré makrouh dans le sens ou le fait d’interrompre l’acte sexuel empêche la femme de tomber enceinte et donc d’avoir un enfant. Hors dans l’Islam le fait d’avoir des enfants est l’une des finalités et les des objectifs les plus importants de cet acte. C’est un droit pour la femme d’avoir un enfant et c’est un devoir pour l’homme de chercher à faire plaisir à sa femme.

Il n’est donc pas permis d’abuser de cela au point ou sur une longue durée on utilise ce moyen pour ne pas avoir d’enfant. De même l’homme doit savoir que de la même manière qu’il a des droits sur sa femme celle-ci a autant de droits sur lui c’est à dire que si celle-ci n’a pas encore jouit ou eu du plaisir il ne lui est pas permis d’interrompre le rapport.

On peu ajouter à cela et c’est une des partieq les plus importantes du rapport sexuel entre les époux, le fait d’avoir beaucoup d’enfants afin d’être nombreux Yawmu-l-Qiyamah afin que le Messager d’Allah soit (sallallahu 3alayhi wa sallam) content de nous et que nous soyons la communauté la plus nombreuses.

Voici donc cette fatwa de Shaykh Al-Albaaniyy (Rahimahoullah) :

« Quel est le jugement relatif au coït interrompu [al ‘azl] ?

Réponse : le moins que l’on puisse dire au sujet du 3Azl est que cela est réprouvé. Cette réprobation est incluse dans la notion de permission des savants, c’est à dire qu’une chose peut être permise mais réprouvée.

La preuve de la permission du 3Azl est le hadith de Jâbir (Radhiallâhu 3anhu) rapporté dans les deux Sahih:

« nous interrompions le coït tandis que le Qur’an était révélé »

Ces paroles de Jâbir (Radhiallâhu 3anhu) signifient: tant que nous avions recours au 3Azl mais qu’aucun jugement relatif à cela n’a été révélé dans le Quran, ceci signifie qu’il est permis.

Toutefois, nous avons dit que cela est réprouvé en plus d’être permis. Mais d’où vient cette réprobation?

Ce jugement apparait en tenant compte des propos du Prophète (sallallahu 3alayhi wa sallam)
« Epousez la femme tendre et fertile car je montrerai ma fierté envers vous aux autres communauté le Jour de la Resurection »

Dans une autre version:
 » … je me venterai de votre grand nombre aux autres communautés le Jour de la Résurection »

Ainsi, celui qui interrompt le coït avec son épouse, sans nul doute, ne concrétise pas ce souhait du Prophète (sallallahu 3alayhi wa sallam) . Le fait que les états aient adopté cette pratique qu’ils appellent « le planning familial » ou « la planification familiale » contredit également le souhait du Prophète (sallallahu 3alayhi wa sallam) dans cette fierté.

De plus, cette chose est une imitation envers l’occident qui ne croit à la rétribution qui découle de l’éducation de l’enfant. Parmi cela figurent ces propos du Prophète (sallallahu 3alayhi wa sallam)
 » Lorsque le fils d’Adam meurt, ses actes prennent fin sauf pour trois choses: une aumône continue, une science dont on profite ou un enfant vertueux qui invoque en sa faveur »

Al Bukhari rapporte dans son Sahih, selon le hadith d’Abu Hurayra  que le Prophète (sallallahu 3alayhi wa sallam) a dit:

 » Deux musulmans (c’est à dire deux époux) ne voient trois de leurs enfants mourir sans que jamais le Feu ne les touche sauf serment tenu »

Les mécréants bénéficient-ils de ces mérites que nous avons? » (Question : 214, Livre : Fatawas des Femmes)